dimanche 9 mars 2008

"Si tu plonges longtemps ton regard dans l'abîme, l'abîme te regarde aussi."

Yin, Yang.

Le monde vit. Tout partout, tout nait et évolue.

Envie d’écrire. Ecrire pour écrire, sentir les mots défiler en moi, sensation depuis longtemps inemployée.

Car il y a tout, tout est là. Tout. La perspective, l’aller vers l’avant, aller vers soi et croiser des chemins où tout ne fait qu’aller vers soi, de façon plus ou moins directe, selon le vécu le senti l’expérience des personnes rencontrées, tout vit, tout joui tout s’envole et vole et tout est MONDE.

Tout est là...

Car tout est là.

Deux touts qui font le tout. Lorsque l’un s’abandonne à l’autre et l’autre rejailli de l’un.

Lorsque l’un s’abandonne à l’autre et l’autre rejailli de l’un.

Lorsque l’un s’abandonne à l’autre et que l’autre rejailli de l’un.

Lorsque l’un s’abandonne



L’autre rejailli de l’un.


L’autre s’est déposé en sur l’un.


Et jouit de l’un.
























Cependant, qu’est-il ? L’autre comme l’un. Qu’est-il ? L’esprit ne peut le sentir. L’âme s’y repose.


Un être ? Alors, vraiment, tout cela est au-delà de la compréhension ; il ne s’agit même pas de comprendre. Il s’agit d’y demeurer.

De le sentir ce que l’on est. Ce sera donc -Lui.

Lui qui est moi.

Et moi qui un jour sera tout lui, en l’approchant, en le laissant me bercer loin de moi, une profondeur inconnue, pourtant si intérieure à mon corps, à moi.

C’est moi.

Cependant Lui laisser toute la part de moi qui est en moi, m’abandonner totalement, abandonner totalement moi… Que dire ? moi, petit moi ne veut pas. Trop grand pour lui ? Il voudrait plutôt être aussi grand que Lui.

Mais c’est vœu insensé. Il ne trouve en lui que simplement ce qu’il est, alors qu’il voudrait trouver Lui en lui.

Mais il ne peut pas.

Lui est en lui-même.

Seul s’y fondre touche l’épicentre de sa résonance.



























Que de longs jours nous avons devant nous.









Nous. moi, Lui, le monde…

1 commentaire:

joaquim a dit…

«Un être ? Alors, vraiment, tout cela est au-delà de la compréhension ; il ne s’agit même pas de comprendre. Il s’agit d’y demeurer.»

Des mots défilent en toi, et tombent sur moi en gouttelettes qui un instant m’éveillent. Ils me touchent d’un souffle que tu n’y as même pas mis, mais qui t'a emporté — un instant. Demeurer dans le souffle? Peut-être en le laissant fuir. Oser le lâcher, devenir comme lui fluide pour le suivre dans sa course incertaine. N'est-ce pas respirer la vie? ;)