samedi 21 avril 2007

"on ne peut suivre le chemin sans etre soi-meme le chemin"

Tu es toujours à côté.

Regardes, c’est là. En toi. Toujours à côté. Il n’y a qu’à le saisir… tu ne veux pas ? tant pis, tu plongeras.

Toujours à côté. Toujours. Toute une vie ; toute une vie nous avons pour le saisir. Il faut se tenir prêt. Et même. Il faut s’éduquer à le saisir. Tout est important. Tous les instants. Que tu le veuilles ou non, tu es à côté. Mais tu t’en moques. Dommage.

Mais si fatiguant… Dieu ! que le monde est grand pour un si petit esprit que le mien !! Que le monde est beau, que les monde, que le monde, que de mondes… L’aura de la joie ; nous y voilà. Bientôt tu apprendras à te contourner : eh oui, il faut créer. Tout le temps. Toujours. Pour te contourner dans la joie. Tout le temps. Toujours.

Mais nous avons le temps. LE TEMPS !!!

Comme une cloche au-dessus de toi, le temps, un rayon lumineux qui dit « ffffffffff… » et s’envole en beauté. Je t’aime, ô toi la vie. Je t’aime et alors aimes moi. Oh non, pardon. Je t’aime simplement. Beauté et grandeur, point d’autre chose que la vie.

Et surtout, pas de Cailloux. Avec un grand « C », n’est-ce pas ? Avec un grand « C » car un cailloux est toujours descendant… Mais dans les marasmes éplorés de la conscience, si l’on peut s’y complaire on ne peut y rester. Nous avons besoin de malaise. Nous voulons le malaise. Pour nous magnifier le bonheur : pour vouloir le bonheur il nous faut du malaise.

Mal aise. On s’y complait. On dit comme ça « Ahhh… quelle douleur me hante… », simplement pour appeler le bonheur. Et lui, le bonheur, il est toujours là. Toujours. Car nous avons le temps. LE TEMPS !!! On dit comme ça « la conscience est lourde à porter », car nous sommes trop au fait qu’il n’y a que nous-même qui soit lourd à porter… La vie, elle, est d’une légèreté sans faille. Ô vie, tes sucres me sont une bénédiction…

Il n’y a qu’une pente ascendante. Les Cailloux sont une vaste illusion : un revers pour appeler le bonheur. Et lorsqu’il est là, qu’en ferions nous, hein, du bonheur ? …On n’est pas bien, là ? Ahhh… ouais putain, c’qu’on est bien là ! Et alors, on attend. On attend quoi ? …Le bonheur ? tu rigoles !! …on attend le prochain Cailloux !!! Et dans le malaise on dira : où est la vie, où est le monde, où est le sens des choses, où est la félicité ? En se mentant à soi-même : on aime le mal aise. Et puis, un oiseau volera, léger au-dessus de notre tête. Et la joie. Et la félicité. Reviendra… On n’est pas bien, là ? Ahhh… Ouais, putain, c’qu’on est bien là !

On aura appris à descendre. On aura appris à monter.

La vie, si tu veux t’y conformer, tu ne l’accueilleras pas dans la lutte : car à descendre pour monter, on ne fait que tourner en rond l’ami ! Et regardes, regarde bien là en toi : il n’y a rien, et si tu veux descendre et manger en plein un ENORME CAILLOUX, libre à toi dans le marasme éploré de la conscience, libre à toi de geindre le monde : celui-ci t’attends, et la vie avec. Alors prends le temps. LE TEMPS. Prends le temps de geindre tant que tu le voudras.

Mais prépare toi à vouloir. Prépare toi à créer. Prépare toi à la joie infinie, au bonheur distillé par goutte à goutte. Car il n’y a qu’une pente. Certains passent leur vie au bas de la pente. Mais on ne peut aller plus bas que le suicide : autant dire qu’il y a un fond zéro. A l’encontre… Y a-t-il un sommet ? Je n’en ai pas encore vu la pointe, car j’ai le temps. LE TEMPS !!! Tu comprends ? Veuilles bien accueillir et créer pour accueillir, tout cela n’est pas à toi et tout cela n’est pas toi mais tu vivras dans les bains de la légèreté, le déploiement de la grâce. Au goutte à goutte, car nous avons le temps. Et ça craquelle en toi et ça grossit et t’écartèle et tu pleures car tu sais que cela est bon.

Mais si tu t’y refuses… Alors tu mangeras un petit Cailloux. Qui n’en a pas moins de majuscule. Evites le malaise : il est inutile à ta quête. Seule la joie est rédemptrice, seul le contournement naïf de soi-même : cela est victoire dans la joie. Et le monde se révèle. Au goutte à goutte. Comme autant de larmes de bonheur. Rien n’a de sens que ce sens-là.


Souviens-toi bien : il n’y a qu’une pente ascendante, et tu es toujours à côté. Cela peut-être t’évitera de petits Cailloux… Sème donc ton avenir, sème donc ta félicité, elle t’en rendra grâce. Libre est celui qui ne mange pas de Cailloux. Libre est celui qui ose répondre aux penchants de sa bonté : ainsi elle lui dispense ses grâces. Tu es toujours à côté.

Mais regardes.

1 commentaires:

M a dit…

je l'ai relu et j'ai libéré mes larmes