dimanche 7 janvier 2007

(?)

Dieu, Dieu, ben quoi Dieu ?

N'est-ce pas juste là l'élan qu'il faut, l'inclusion dans la grandeur, l'engorgement dans le dépassement... Une idée, une chimère qui lorsqu'humblement on l'appelle vient à soulever en soi l'âme d'une félicité par laquelle... Loin, loin, si loin l'on aperçoit comme une clarté étrange une racine en notre légèreté souveraine...
Eh, voilà bien une jolie idée, n'est-ce pas ? Bien sûr, ça n'est pas le même soulèvement que le soulèvement dû au remous du dégoût, c'est un appel directement conquérant : il va chercher par-delà, au-delà de lui-même...
Dieu. Ca n'est pas si terrible que ça... Pourquoi alors avoir forgé cette idée de Dieu, loin de toute omnicience, comme séparé du monde, pour figurer la conscience divine accessible à l'homme... ? Eh, Ainsi va l'histoire... Jésus transmis beaucoup plus qu'une parole : un Verbe. Un Être. Une attitude... Un regard une aptitude. A exister. Comme... Qui déjà ? ...Bouddha ? ...Mais surtout tant d'autres "saints" (tels qu'ils étaient appelés à l'époque). (cf. "L'Antéchrist", N.)
Peut-être... L'Être ne produit un langage pour un bassin de population que tel que la mentalité donnée de celle-ci soit la plus apte à être transcendée du mental par une certaine formulation des choses. Quand je dis "l'Être" : le monde en tant qu'unité globale, sûrement ce que certains discocie en monde physique et astrale, cette âme de la matière. Quand je dis "le mental" : cette espèce d'écran sur lequel défilent les mots (là, au haut creux du cou) plus ou moins chargés d'affects. (cf. "La généalogie de la morale", N)
Bref. Trève de généalogie (Ah, Ah). Donc. "Dieu", pas si dramatique que ça, juste un moyen comme un autre : comme l'amour, l'inclusion de l'imagination dans le mouvement de l'acte parfaitement émis, l'appel à une personne que l'on chéris plus que tout... Dieu, en somme. L'émotion comme moteur de l'accession à ce par-delà de la conscience : car lorsque l'on aime, c'est de tout son coeur ; car lorsque l'on désire, c'est de tout son ventre ; car lorsque l'on s'exalte, c'est de tout son esprit . "L'esprit" reste quelque chose à définit plus précisément, mais bref, tout cela parle de lieux... Et Dieu, il accede à toutes ces dimensions : dans l'amour, dans l'entrée dans la pleinitude, et malheureusement dans les prêcheurs.

"Dieu"... Voilà une grande idée, mais elle n'est pas la seule à exister, tout simplement.

3 commentaires:

Virgile a dit…

ceci en guise de réponse lointaine à...

http://20six.fr/eternelretour/art/5430423/Fais_chier#comm


Et d'ailleurs, j'oubliais d'insister sur ceci : la positivité de l'aspiration divine, qui ne se trouve pas dans les revers du dégoût, ou alors si rarement et alors si grandement...

Shad a dit…

Dieu n'est pas étranger à nous, et le personnifier dans une idée à "atteindre", on a vu où cela menait. Je sais que cela n'est pas ton propos. Mais Dieu, c'est la radicale utopie de l'humain, différente en chacun de nous, on ne peut toutes les rassembler sous un mot (Verbe), car on se mettrait alors à guider plusieurs personnes sur le même chemin (dominés par ceux qui font croire, plus ou moins consciemment, qu'ils connaissent bien ce chemin). Dieu me semble nier de manière brut notre liberté existentielle: d'où mon refus et rejet, paradoxalement très absolus.

Ce que tu vois en lui, pas de problèmes; mais un doute tenace et fort, nécessaire, quant à l'évoquer.

Virgile a dit…

"le personnifier dans une idée à "atteindre", on a vu où cela menait."

...boaf !!

Tu veux confondre le rapport personnel et le rapport collectif à "Dieu".
Ce qu'en ont fait les prêcheurs ne m'intéresse pas. Je veux seulement chercher "Dieu" en moi-même.

!!