jeudi 5 octobre 2006

Genre... une catharsis extatique. (Pfff)

Pourquoi…


Pourquoi hier me révélais-je être la puissance créatrice du monde, et là, maintenant, suis comme mort et morne plié endormi dans le creux de ma volonté ? Je suis fatigué. Je ne me bat plus pourtant, mais les sinuosités du temps m’ont rattrapé. Aux éclairs de folie créatrice succède le néant de l’individualité. Toujours comme ça. Et on le sait. Et on continue… Ce sont dans ces moments que se révèle le néant de l’individualité. Dans ces moments aussi que se donner la mort paraît l’acte le plus simple au monde s’il en est, sans conséquence : le temps continuera de couler comme il coule, sans rien qui ne le perturbe. Et ce néant… Ce néant révèle des relents putrides. Même pas d’ailleurs : il ne sent rien, comme le vide qui m’habite là maintenant, il est pur non-être, il est et n’est que le poids de se savoir exister. Et pourtant, on sait bien que des moments seront, que le futur s’offre à soi, mais… Qu’est-ce qui s’offre réellement, hein ? Rien. Rien que le présent qui ne veut pas s’offrir. Alors, pour tuer le temps et lui donner un relief, on écrit. On écrit sur le vide, dans le vide, sans propose, sans rien que son néant. Et même, ce néant ne renvoi qu’au néant de ce que l’on n’a pas réalisé de sa propre personne au monde… Car si on avait réellement réalisé quelque chose, ce quelque chose ne serait-il pas là, dans la contingence qui est mienne et sans rien qui ne la remplisse ? Je me fourvoie sûrement. L’artiste révélé, réalisé, ne peut toujours qu’être seul face à lui-même. D’ailleurs ça doit puer un peu de réaliser socialement, par un titre reconnu, sa valeur d’artiste… Voguer dans un milieu qui n’a de réalité matérielle que sa reconnaissance sociale alors même que le dessein de l’artiste est de s’opposer à lui-même, de se tuer perpétuellement pour changer et trouver en lui-même les ressorts de la conquête d’un temps que l’on souhaite vivre et non psalmodier à regrets. Là, je psalmodie à regrets. J’aurais pas dû me replonger dans le précis de décomposition de Cioran, même pour en lire deux articles : ça fout la gerbe ; il aurait mieux fait de se suicider au lieu de trouver des raisons de le faire au détour de chaque phrase. L’avenir est plein de promesses, mais le néant du présent est comme la promesse qu’il n’y a rien à tirer de tout cela. J’ai l’impression d’être un carrelage placide. Je regarde le carrelage. Au moins lui n’a pas conscience d’être ce qu’il est. …Lire ? Mais avec quelle envie ? Avec quel feu ? Je n’ai envie que d’être ailleurs,… En fait, j’étais tellement plein d’être à donner et partager hier, dans les fantasmagories espiègles et pleines de joies des volutes de mon imagination, que le contrecoup est un fatras de rien du tout. J’avais tellement envie de rire de tout et de rien, avec tout le monde et personne, avec mes amis -seule sécurité de l’existence-, que je riais en moi-même de pleins de situations possibles. Oh, j’étais haut, je pouvais alors rire de l’existence en regardant le paysage qui me faisait face, m’en faire un complice pour la railler à souhait. Et rire de l’existence, non pas comme un moqueur mais comme son complice éternel, comme celui qui sait que pour exister pleinement il faut justement rire du fait d’exister. Dans ces moments-là par contre, on se tuerait bien avec amour, avec joie, avec cette sensation de réaliser l’acte décisif suprême dans la grandeur du moment, gonflé de la puissance de l’exécution de soi-même : le rire par-dessus le rire ! Ah oui, là ce serait bien, mais là maintenant comme ça, se tuer comme un cancrelat de l’être, beuerk… C’est crasseux, sale, plein de tellement de souffrances irrésolues. Eh oui, il fait froid, le soleil n’a pas traversé un rayon de la journée, l’hiver arrive, les cœurs sèchent. Je ne suis pas fait pour vivre seul… C’est que… J’ai une vie intérieure trop féconde pour ne pas être partagée (heureux de l’existence du mail et d’internet !). Si je pouvais me communiquer à n’importe qui n’importe quand, au moins là ce serait cool, échanger quoi. Eh quoi ? Comment aller vers n’importe quel quidam, dans cette cambrousse Normande, en lui disant avec le regard incandescent « Eh, toi, ça te dis la poésie de la vie ? Viens… on va exister ! » et partir dans un rire déluré… Ouais, c’est des envies comme ça que j’ai. Et à dire vrai je devrais m’en foutre : entre la sagesse pleine, sa recherche, et l’existence normale, je ne vois qu’une folie créatrice qui puisse être féconde (elle permet de se donner de l’énergie, une dynamique, et de ne pas couper les instants de la volonté (en se disant par exemple « ah non, je vais pas dire ça parce que etc »)) ; elle serait d’ailleurs le corollaire de ce que je disais précédemment, que pour réveiller les êtres il n’y a qu’à être soi-même quelqu’un qui réveil, sans concession ni pour soi-même ni pour les autres. Oui, déployer quelque chose comme un grain de folie -mais attention, un grain de folie capable de se mesurer (eh oui, il ne faut pas non plus devenir fou à son tour !! Ah ! Ah !). En fait, j’aimerai simplement pouvoir rire quand j’en ai envie. J’ai envie de rire à m’en tordre les côtes, à m’éclater par terre, à se taper la tête contre les murs… et vous savez pourquoi j’ai tant envie de rire… ? Car ON EXISTE !!! AH ! AH ! AH ! AH ! AH !... OUH ! OUH ! OUH ! OUH ! OUH ! C’est génial, c’est génial, c’est génial ! J’adore ça, c’est le rire métaphysique, celui qui vient de plus haut que soi-même : lorsqu’on rit du simple fait de vouloir. Mais vouloir, ça veut dire quoi ? Ben rien justement, y’a rien qui veut, y’a que de la volonté qui se déploie au cours du temps ! AH AH AH AH AAAAAH AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH. (car oui, l’aboutissement du rire c’est le cris exultant, la catharsis de l’être, Ah Ah) Eh oui, ça y est, je m’éclate et ris seul devant mon ordinateur, j’ai envie de crier la vie, de bouger, de danser, de merde quoi de déployer le corps dans ses volontés créatrices, rire, rire encore du simple fait de rire et que rire fait rire encore plus rire puisqu’il vient du néant, ce cette brèche impalpable d’où la volonté se révèle n’avoir pas de support AAAAAAAAH AH AH !... OUI !! I love that, I love that !! Pareil dans le mouvement, plus rien n’a d’existence réelle dès lors que l’on maintient à sa conscience ce simple doute rigolo : « qu’est-ce qui veut ?? » Moi je veux rire comme le fou dans les douze travaux d’Astérix, oh oui, le rire de la folie est le bien être le plus heureux qui soit . . . . . Et là , tendre le bras et s’exclamer plein d’assurance « QUOI ?! QU’EST-CE QUI VEUT ?!! D’Où VIENT QUE CE BRAS BOUGE » AAAAAHH POUARF POUARF, la barre de ouf, j’adore ! OK ?! je kiff la vie, je kiff l’existence, je kiff le rien je kiff le tout je kiff le rien et le tout et tout et tout et rien en même temps, AAAHHHHZ +/ ; kmz ik zw iecr Piannotant n’importe quoi là plof plof sur mon clavier -un bien pauvre clavier d’ailleurzs qui ne comprends rien à ce que je lui dit, mais si vous saviez, il entrave rien du tou l’truc, et d’ailleurs rien à carrer hein, tu peux lui dire c’que tu veux, ben crois moi ou crois moi pas, y bouge pas ! Fou ça. AAAH AH AH !
Bon, j’vous laisse, j’ai rien à faire mais j’ai envie de rire alors bon voilà quoi. En tout cas merci à l’écriture, cet acte cathartique (dit-il avec grandeur, se pénétrant de toute la volonté d’être que représente ce mot à ses yeux - La CATHARSIS (en appuyant sur le « C »), cet espèce d’élan provenu de nulle part qui ne trouve de force d’affirmation que dans sa seule affirmation AAAAHHAHHAHAH Ouuuuuuu, circonvolutions de l’être ouaich ! L’action pénétrée d’agir ! ouarf ouarf ouarf, je me marre ! Et puis dans la catharsis, ya tout cet esprit grec genre « oui heu la tragédie tu vois, c’est un peu la catharsis de l’âme grec » AAAAAHH AH AH Si tu savais comme on s’en fout ! AH AH AH ! « Ouais, heu… Mais quand même » YOUUUUUouuuuu, foutons nous de la culture, c’est là qu’elle est la plus féconde, qu’elle répond enfin de son mouvement réel (ne vous inquiétez pas, moi-même je ne réponds pas de ce que j’écris : je ne fais que déployer une volonté, quant au reste, le sens et tout, rien à foutre, AH aH Oh) La culture c’est fait pour la VIE, elle doit servir la VIE et non l’inverse !! C’est à cette fin que dans ce même élan créateur qui m’habite il faudrait aller chercher tout les moisis classissistes et autres couillons soumis au livre (en somme, un simple objet à la con, hein…), à ces mecs qui emploient une phraséologie à la con pour se faire mousser d’une certaine prévalence sociale ou je sais pas quoi, enfin des cons quoi, des mecs qu’ont réussi à faire croire à d’autre mecs que parce qu’ils avaient lu des mecs que les autres mecs y connaissent même pas, il pouvaient leur dire bonjour avec une certaine prestance, un certain goût du dégoût, un certain « nan mais toi, tu comprends, je sais pas si tu peux me comprendre »… et moi j’ai très bien vu leur jeu à la con : la culture c’est la pire imposture, c’est se donner de la valeur à travers une entité sacralisée de fait, et y’a un nombre de cons, même de connards plutôt, qui sont tellement imbus du travail qu’ils ont fourni pour comprendre des trucs qu’étaient pas fait pour eux (nan parce que vous les voyez ces types qui vont vous parler du surréalisme sans aucune flamme, tout éteints : y peuvent rien comprendre, ils n’ont pas une once de surréalisme en eux, pour eux la culture c’est un moyen de distinction sociale, pas un moyen de s’enrichir, de s’ouvrir des portes vers l’existence, y savent pas ce que c’est que de décaler la volonté). Et ils ont passé des heures devant leurs bouquins pour leur piètre distinction puante et pédante, enfin après tout c’est leur problème moi je m’en fous je m’éclate bien dans tout ce fatras de conneries (car il faut bien le dire, la culture est faite pour en rire : de quoi sert de lire Kant si on peut pas en rire, se foutre de la gueule de ce pauvre puceau entièrement dévolu à sa raison, cette espèce de branche sèche à la con là qui fait tous les jours la même chose et tout et tout, -sinon, bel exercice de style quoi, moi j’dis la critique de la raison pure belle œuvre d’art). Mais ouaiiiiiis, parce que c’est d’l’art tout ça ! fallait pas croire à c’qui disaient non plus ! c’est jolie, c’est marrant, c’est léger, c’est… La grande comédie de l’histoire humaine, un genre de truc comme ça quoi… Oh et puis merde y’en a rien à foutre, c’est tout cool, faut vouloir, j’crois qu’c’est l’truc ça, faut vouloir, le reste… On s’en fout, comment, on s’en fout, pourquoi, on s’en fout et voilà, merde et bien à vous tout le bonheur que j’vous souhaite !)


Ah ouais, si et heu… Je veux dire, ce texte, là plus haut, ça vous fait quoi de le lire (nan parce que pour moi c’était l’éclate totale alors,… Mais vous… Sérieux, ça donne quoi quand on est pas moi et qu’on lit moi ? AH AH, elle était marrante celle-là, non ? …Comment ça « non » ? Boarf. J’me marre, si vous saviez… Ca fait plaisir, voilà, ti fais plaisir mon fils ! lol Bon ok j’arrête. Salut !)

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